Le portrait du clown Dji Dji

Sur Lyon, une équipe de 4 clowns professionnels réalise des visites dans les établissmeents de soins du territoire de la Métropole.
Sophie Haeffelé fait partie de l’équipe lyonnaise de l’association Clowns Z’hôpitaux. Nous l’avons interviewée pour qu’elle nous présente son clown, son parcours et nous narre plusieurs récits d’intervention.
Portrait d’un clown à l’hôpital dans la Drôme
Salut Sophie ! Peux-tu nous présenter ton clown ?
Dji Dji est une grande clown, souvent en short et parfois accompagnée de son tutu rouge. Elle n’hésite pas à pousser la chansonette avec son ukuklélé, en goguette ou poupoupidou !
Reconnaissable grâce à sa couette ébouriffée, elle peut vous nettoyer les plafonds en chanson !
Dji Dji est têtue, toujours partante pour jouer, un brin autoritaire et prétentieuse… Bref, c’est un rayon de soleil allongé et gourmand pour petits et grands !
Pourquoi es-tu clown à l’hôpital ?
J’ai commencé le clown à l’hôpital suite à des études en animation sociale et socioculturelle avec comme spécialité les personnes en situation d’exclusion. En effet, je voulais aller plus loin dans la rencontre et le lien qui se créer avec les résidents de ces structures sociales. Le clown m’est apparu comme le meilleur outil pour moi pour créer un lien juste, authentique et décalé.
Depuis 2012 ce métier m’emplit de joie chaque jour où j’interviens, et où je rencontre en improvisation ces personnes qui ont besoin d’un souffle d’air, de folie et d’énergie !

Peux-tu nous raconter une visite à l’hôpital qui t’a marquée ?
Je me souviens d’une intervention dans un EHPAD. Avec mon binôme clown, nous rentrons dans une chambre. La mamie est allongée, les yeux à moitié clos. Nous commençons donc une petite chanson assez douce. En nous voyant, la mamie ouvre plus les yeux et nous dit que nous sommes belles et elle nous demande de nous tourner (pour apprécier les costumes).
Impressionnée par nos postérieurs, nous les lui présentons et elle nous met une petite tape sur les fesses ! Nous enchaînons avec une chanson sur la fessée et partons en chansons. A ce moment elle s’assoit sur son lit et se met à chanter comme une castafiore (qu’elle était avant). Nous restons bouche-bée et restons un long moment à la regarder et à l’écouter!

As-tu un autre souvenir d’intervention à partager ?
Nous rentrons dans une chambre, un jeune adolescent nous ouvre la porte intimidé mais intrigué. Juste à côté de lui se trouve un tableau, qu’il a peint. Cela représente un arbre avec une balançoire. Ni une ni deux, nous lui proposons de sauter dans son tableau à pied joint, à la manière de Marie Poppins !
Il se prête au jeu et saute avec nous dans le tableau. Là, nous fabriquons avec nos bras en croix une balançoire et lui proposons de s’installer sur la balançoire pour s’envoler. Nous faisons alors des va et viens avec l’enfant jusqu’à ce qu’on décide ensemble de sortir du tableau et que l’enfant saute de la balançoire pour revenir dans le monde réel.
Merci à Sophie d’avoir partagé ces deux souvenirs d’intervention. Pour découvrir les autres clowns de l’association, vous pouvez lire le portrait de Filomène, de Sergio ou encore de Wakamé.
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